Le décrochage

Le décrochage scolaire veut dire quitter l’école sans obtenir de diplôme ou de qualification. Cela peut se produire autant chez les jeunes à la formation générale qu’à l’éducation des adultes ou à la formation professionnelle.

COMMENT MESURER LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE ? Il y a plusieurs façons de mesurer le décrochage scolaire, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients

Pour les organismes communautaires de lutte au décrochage (OCLD), lutter contre le décrochage ne signifie pas atteindre un certain pourcentage, mais s’assurer que les jeunes reçoivent le soutien nécessaire pour réaliser leur plein potentiel selon leur rythme et leurs aspirations.

  • Le taux annuel de sortie sans diplôme ni qualification au Québec était de 14,2 % en 2023-2024 pour tout le réseau scolaire, mais s’élevait à 15,8% dans le réseau public.
  • C’est 1 jeune sur 5 qui n’arrive pas à obtenir son DES en 7 ans le réseau public et 15,9% des étudiant·es qui n’obtiennent pas leur DEP en 3 ans (données de 2023-2024)
  • Le Québec est la province canadienne avec le plus haut taux de décrochage. C’est aussi la province avec le plus haut taux de raccrochage.

LES FACTEURS DU DÉCROCHAGE. Le décrochage est un phénomène complexe influencé par de multiples facteurs qui peuvent varier d’une personne à l’autre :

  • La pauvreté est le principal facteur. L’origine sociale (revenu, scolarité des parents, origine culturelle, etc.) compte pour environ 50 % de la réussite ou de l’échec scolaire.
  • Les facteurs liés à l’école (composition des groupes, pédagogie, etc.) comptent pour 30 %.
  • Les facteurs individuels (caractéristiques intellectuelles, comportement, etc.) représentent environ 20 %.

Les recherches et les politiques mettent souvent l’accent sur les facteurs individuels, ce qui met une pression sur les jeunes plutôt que d’agir sur leurs conditions de vie et d’apprentissage.

LE DÉCROCHAGE SOCIAL. Le décrochage ne se limite pas à l’école. Il est souvent lié à des difficultés dans d’autres sphères de vie des jeunes. Le décrochage social est un processus plus large dans lequel les jeunes décrochent de leurs principaux lieux d’ancrage dans la société (famille, école, amis, emploi, etc.). Il peut mener à des formes plus graves de marginalisation.

QUELQUES EXEMPLES DES CONSÉQUENCES DU DÉCROCHAGE :

  • Baisse de l’estime de soi
  • Chômage
  • Sentiment d’exclusion
  • Risque de maladie
  • Revenus plus bas
  • Risque de délinquance et de toxicomanie
  • Isolement social
  • Baisse de la participation sociale

INTERVENTIONS DIVERSIFIÉES. Il n’y a pas de solution unique au décrochage. Les OCLD interviennent dans une grande diversité d’approches. Leur souplesse et leur autonomie leur permettent d’intervenir de manière globale auprès des jeunes et des familles et de s’adapter à leurs besoins.

QUELQUES NOTIONS ESSENTIELLES DE LA LUTTE AU DÉCROCHAGE :

  • Droit à l’éducation : reconnu comme un droit humain fondamental.
  • Réussite éducative : va au-delà de la réussite scolaire et inclut le bien-être et la socialisation des jeunes.
  • Inclusion : l’école doit s’adapter à la diversité des élèves (et non l’inverse) pour lever les obstacles à leur réussite.
  • Éducation tout au long et au large de la vie : reconnaît que l’apprentissage n’est jamais achevé et que les lieux d’éducation non formels ont une contribution essentielle.
  • Justice sociale en éducation : basée sur l’égalité et l’équité, elle vise à offrir des chances égales à tou·te·s et à lutter contre les discriminations. Elle implique de croire en la capacité de tous les jeunes d’apprendre et de réussir.

Le décrochage et la lutte à la pauvreté

La pauvreté, c’est quand une personne manque de ressources, de moyens et de pouvoir pour vivre de manière autonome et pour participer pleinement à la société. La pauvreté est le principal facteur du décrochage. Les jeunes des milieux défavorisés au Québec abandonnent l’école deux fois plus que les autres. Toutefois, la majorité des jeunes en milieux défavorisés réussissent à l’école. Réduire la pauvreté, c’est réduire le décrochage.

LE CERCLE VICIEUX DE LA PAUVRETÉ ET DU DÉCROCHAGE. Le décrochage mène à la pauvreté et le faible niveau de scolarité des parents peut mener au décrochage des jeunes. L’éducation est donc essentielle pour lutter contre la pauvreté. En 2002, le Québec s’est engagé à faire partie des pays avec le moins de pauvreté dans le monde. Cet engagement n’a pas encore été réalisé.

MESURER LA PAUVRETÉ. On utilise différents indicateurs pour mesurer la pauvreté. Au Canada, c’est la mesure du panier de consommation (MPC) qui est utilisée (environ 21 000 $ pour une personne seule au Québec). Le Collectif pour un Québec sans pauvreté recommande plutôt d’utiliser la mesure de faible revenu à 60 % de la médiane des revenus après impôts (MFR-60) qui équivaut à un revenu de 28 000 $. Environ un·e Québécois·e sur cinq vit sous ce seuil.

LES PRÉJUGÉS, UNE SECONDE DIMENSION DE LA PAUVRETÉ. Les préjugés liés à la pauvreté reposent sur l’idée que la personne est responsable de sa situation. On blâme la personne sans réfléchir aux facteurs sociaux et systémiques de la pauvreté, comme l’accès à l’éducation.

LA PAUVRETÉ ET LES PRÉJUGÉS À L’ÉCOLE. Les jeunes en situation de pauvreté rencontrent de nombreux obstacles financiers à l’école : frais liés au matériel scolaire, aux activités, aux programmes spéciaux, frais de scolarité, etc. Les jeunes en situation de pauvreté et leurs parents subissent également beaucoup de préjugés et d’idées blessantes. Ces préjugés concernent par exemple l’apparence, les habitudes de vie, l’intelligence, l’intérêt des parents pour l’éducation des enfants, etc. Ces préjugés amènent les enseignant·e·s à sous-estimer les chances de réussite des jeunes en situation de pauvreté.

EFFETS DES PRÉJUGÉS Les jeunes qui subissent les préjugés vont intérioriser ceux-ci et développer une image négative d’elles·eux-mêmes, ce qui va nuire à leurs performances à l’école. Subir des préjugés peut aussi entraîner beaucoup de souffrance (honte, colère, sentiment d’injustice, etc.). Certains jeunes vont décrocher de l’école pour éviter cette souffrance et les discriminations qui sont anticipées.

LUTTER CONTRE LES PRÉJUGÉS À L’ÉCOLE. L’école devrait être un lieu prioritaire pour lutter contre les préjugés. Le personnel éducatif doit croire en la capacité de tous les jeunes d’apprendre et de réussir, abandonner un discours axé sur le déficit et le manque et valoriser les forces des jeunes.

Le décrochage et la mixité

La mixité scolaire signifie que tous les groupes de la société sont représentés équitablement dans les écoles et les classes. Elle aide les jeunes en difficulté à obtenir de meilleurs résultats et permet aux jeunes performant·e·s de maintenir leurs bons résultats. Elle permet aussi aux jeunes d’apprendre des valeurs comme la solidarité, le respect et la coopération.

La ségrégation scolaire, c’est quand les élèves sont séparé·e·s dans différentes écoles ou différentes classes selon leurs résultats scolaires ou le revenu des parents, leur origine culturelle, leur sexe, etc. La ségrégation a des effets négatifs bien documentés. Elle peut transformer de petites différences en de grandes différences.

L’ÉCOLE À TROIS VITESSES.

1.L’école privée.

  • 20 % des jeunes du secondaire fréquentent l’école privée.
  • Frais élevés et sélection des élèves selon leurs notes.
  • Accessible aux jeunes de milieux favorisés.
  • Financée à environ 70 % par le gouvernement.

2. L’école publique sélective.

  • 20 % des jeunes au secondaire fréquentent des programmes spéciaux.
  • Frais élevés et sélection par les notes. Ces programmes imitent les pratiques élitistes de l’école privée.
  • Exclusion des jeunes de milieux défavorisés et des jeunes en difficulté

3. L’école publique ordinaire.

  • 60 % des jeunes du secondaire fréquentent l’école publique ordinaire.
  • Concentration des jeunes en difficulté et des jeunes de milieux défavorisés.

Avec ses trois vitesses, l’école québécoise reproduit et accentue les inégalités entre les jeunes. Cela crée également une pression importante pour la création de plus de classes spéciales.

LES CLASSESSPÉCIALES : UNE QUATRIÈME VITESSE ?

Il existe de nombreux types de classes spéciales (difficulté d’apprentissage, difficulté langagière, soutien émotif, etc.). Environ 55 000 jeunes y sont placés. 23 % des jeunes du primaire et du secondaire sont considéré·e·s handicapé·e·s ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA) et ce nombre a beaucoup augmenté.

Les classes spéciales ne semblent pas permettre aux jeunes à réussir. On s’acharne sur leurs difficultés et on ne leur permet pas de faire les apprentissages nécessaires pour progresser. Les jeunes refont les mêmes apprentissages et accumulent des retards de plus en plus difficiles à rattraper. Ces classes peuvent aussi être dévalorisantes. Elles sont souvent situées dans les coins reculés de l’école et à part des autres. La réintégration en classe ordinaire est seulement possible pour une petite minorité des jeunes en classe spéciale.

Le décrochage et la diversité des parcours 

L’école au Québec n’est pas adaptée aux besoins variés des jeunes. Le parcours standard qui est valorisé est d’obtenir un diplôme d’études secondaires (DES) et de poursuivre au Cégep. Les autres voies comme la formation professionnelle (FP) sont peu accessibles et peu valorisées.

Dans les Grandes Consultations Jeunesse (GCJ), les jeunes dénoncent le manque d’accès aux ressources pour l’orientation scolaire et professionnelle. Ils souhaitent découvrir plus de métiers et connaître les différents parcours de formation qui existent. PROGRAMME DE

FORMATION AXÉE SUR L’EMPLOI (PFAE). Créé en 2008, le PFAE s’adresse à des jeunes de 15 ans et plus. Il mène à l’obtention d’un certificat de qualification via l’alternance travail-études. Le programme se divise en deux :

  1. FORMATION PRÉPARATOIRE AU TRAVAIL (FPT). 3 ans, pour les jeunes qui n’ont pas atteint le niveau primaire en français et mathématiques.
  2. FORMATION À UN MÉTIER SEMI-SPÉCIALISÉ (FMS). 1 an, pour les jeunes qui n’ont pas atteint le niveau du premier cycle du secondaire en français et mathématiques.

Le PFAE pose d’importants problèmes :

  • Les jeunes y sont placé·e·s de force et sont très limité·e·s dans leurs choix.
  • Le PFAE ne permet pas aux jeunes de faire les apprentissages nécessaires pour progresser.
  • Les certificats du PFAE ont très peu de valeur sur le marché du travail.
  • Les jeunes s’y sentent exclu·e·s et marginalisé·e·s.

FORMATION GÉNÉRALE AUX ADULTES (FGA). La FGA est populaire pour les jeunes de 16 à 19 ans qui cherchent un premier diplôme. Elle est flexible avec des suivis individualisés et des évaluations fréquentes. En 2021-2022, 30 000 jeunes de moins de 20 ans y étaient inscrit·e·s. Cependant, des obstacles persistent :

  • Important manque de financement et de services pour les jeunes en difficulté.
  • Aucun accès à du soutien financier ou des bourses d’études pour les jeunes.

FORMATION PROFESSIONNELLE (FP). La FP est très mal adaptée aux besoins des jeunes. Seulement 30 % des étudiant·e·s en FP ont moins de 20 ans. Les obstacles comprennent :

  • Financement à la sanction basé sur la réussite des élèves qui favorise l’admission de plus d’adultes.
  • Programmes courts et rigides qui laissent peu de place aux mesures d’adaptation.
  • Choix de formations déterminé par les besoins économiques locaux et non par les aspirations des jeunes.

EMPLOI-QUÉBEC. La pauvreté est le premier facteur du décrochage et les jeunes sans diplôme font face à des obstacles financiers importants pour poursuivre leurs études. De nombreux obstacles à l’aide sociale existent :

  • Il faut avoir quitté l’école pendant 2 ans pour y avoir accès, ce qui pousse des jeunes à décrocher.
  • Emploi-Québec favorise un retour rapide sur le marché du travail, souvent dans des emplois précaires, ce qui peut nuire à la motivation et à l’insertion sociale des jeunes.
  • Les formations auxquelles les jeunes ont accès sont déterminées par Emploi-Québec en fonction des besoins économiques de la région.

Le décrochage et la santé mentale

La santé mentale et le bien-être des jeunes sont des facteurs importants du décrochage. Les conditions de vie socioéconomiques ont une très grande influence sur la santé mentale. Au Québec, un jeune sur cinq d’âge secondaire a un diagnostic d’un trouble comme l’anxiété, la dépression ou les troubles alimentaires et un jeune d’âge secondaire sur quatre a un diagnostic de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA-H). Beaucoup de jeunes vivent également de la détresse psychologique.

C’EST QUOI LA MÉDICALISATION SELON LE MOUVEMENT JEUNES ET SANTÉ MENTALE (MJSM) ? Des services axés sur une approche biomédicale – donc à travers la lunette d’un malade à guérir – face à tous les enjeux de santé mentale, peu importe la situation de la personne ou le contexte qui l’entoure. Par exemple : la souffrance, l’adolescence, le deuil, la peine d’amour, la timidité, le besoin de bouger, les impacts de vivre de la violence ou dans la pauvreté, etc. C’est aussi d’apposer des diagnostics – très souvent assortis d’une médication – pour des choses qui ne sont pas médicales.

SANTÉ MENTALE ET ÉLÈVES EN DIFFICULTÉ. Il n’y a pas de données précises sur les liens entre le décrochage et la santé mentale. Il faut s’en remettre à la catégorie des élèves handicapé·e·s ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA). Toutefois, les élèves avec des troubles de santé mentale ne sont pas nécessairement inclus·es dans cette catégorie à moins d’avoir un plan d’intervention.

PROBLÈMES À L’ÉCOLE. L’école québécoise a des problèmes qui aggravent la médicalisation :

  • Confusion sur les diagnostics : on exige à tort un diagnostic pour offrir du soutien, ce qui met de la pression sur les familles pour obtenir des diagnostics.
  • Bureaucratie lourde : beaucoup de temps est consacré à des tâches administratives plutôt qu’à aider les jeunes.
  • Manque d’accès aux services professionnels dans l’école et le système de santé : le manque de personnel réduit la portée des mesures de soutien et des mises à jour des plans d’intervention.

COURSE AU DIAGNOSTIC. Pour obtenir du soutien à l’école, les parents cherchent des diagnostics dans des cliniques privées, ce qui coûte cher et crée des inégalités. Les jeunes de familles favorisées obtiennent plus facilement des diagnostics et du soutien que les familles en situation de défavorisation.

PRATIQUES INQUIÉTANTES DE DIAGNOSTIC. Les diagnostics et la médication pour des troubles comme le TDA-H peuvent être obtenus très facilement, parfois après un simple questionnaire et une visite de quelques minutes chez le médecin.

DÉPISTAGE PRÉCOCE ET MÉDICALISATION. Le gouvernement mise beaucoup sur l’intervention précoce auprès des enfants de 0 à 5 ans. La petite enfance est une période importante dans le développement des enfants et la prévention est tout aussi importante. Toutefois, on s’inquiète que dans le système actuel, on médicalise, on diagnostique et on étiquette les tout-petits plutôt que de leur laisser le temps pour explorer, apprendre et grandir.

Le décrochage et égalité des genres

Quand on parle de décrochage dans les médias, c’est le décrochage des garçons qui est mis de l’avant. On parle rarement et on laisse de côté le décrochage des filles. Pourtant, c’est la pauvreté et non le genre qui est le principal facteur du décrochage. Le taux de décrochage est d’environ 11,6 % pour les filles et de 16,7 % pour les garçons (données de 2023-2024). Environ quatre jeunes sur dix qui décrochent sont des filles.

STÉRÉOTYPES DE GENRE ET DÉCROCHAGE. Plusieurs recherches depuis les années 1990 ont démontré que les jeunes qui adhèrent le plus aux stéréotypes de genre décrochent plus. Les stéréotypes de genre sont basés sur l’idée qu’il existe des différences de comportements entre les hommes et les femmes qui sont naturelles. Les recherches montrent plutôt que ces différences ne sont pas biologiques, mais qu’elles sont apprises à travers la socialisation et l’éducation.

SOCIALISATION GENRÉE. Durant l’enfance, les garçons et les filles font l’expérience de deux univers séparés. C’est ce qu’on appelle la socialisation genrée. Les enfants construisent leur identité et apprennent à se comporter selon ce que la société attend des filles et des garçons. Par exemple :

  • Les garçons doivent être actifs, aimer les sports, s’intéresser aux machines, etc.
  • Les filles doivent être calmes, soigner leur apparence, s’occuper des autres, etc.

MIEUX COMPRENDRE L’ÉCART DE RÉUSSITE ENTRE LES GARÇONS ET LES FILLES.

  1. Les comportements valorisés chez les garçons comme défier l’autorité, utiliser la force physique, faire de l’argent, etc., éloignent les garçons de l’école.
  2. Les filles résistent davantage et ont moins tendance à se conformer aux stéréotypes sexistes que les garçons parce que ces stéréotypes sont à leur désavantage. Les jeunes en milieux défavorisés ont aussi une plus grande tendance à adhérer aux stéréotypes de genre.
  3. Les conséquences du décrochage sont plus importantes pour les filles (emplois typiquement moins rémunérés, charge familiale, etc.). La persévérance scolaire des filles doit être comprise comme une manière de contourner ces défis supplémentaires. Le décrochage des filles a également de plus grandes conséquences sur la reproduction de la pauvreté puisque ce sont encore majoritairement les femmes qui s’occupent de l’éducation des enfants.

ANALYSE DIFFÉRENCIÉE SELON LES SEXES (ADS). C’est une méthode d’analyse qui vise à rendre les programmes du gouvernement plus égalitaires entre les hommes et les femmes. Appliquer l’ADS à l’école veut dire comprendre que les mesures peuvent avoir des effets différents sur les filles et les garçons et que les motifs et les conséquences du décrochage ne sont pas les mêmes pour les filles et les garçons.

CONCERNANT LE DÉCROCHAGE :

  • Les filles décrochent plus pour des raisons personnelles (famille, enfant, santé, etc.). Les comportements attendus des filles sont plus limitatifs, ce qui les amènent à intérioriser davantage les problèmes qu’elles vivent.
  • Les garçons sont plus nombreux à décrocher pour travailler et gagner de l’argent.

LE RETOUR AUX ÉTUDES :

  • Les hommes sont plus nombreux que les femmes à faire un retour aux études.
  • Le retour aux études est plus difficile pour les femmes lorsqu’elles ont un enfant à leur charge.